Le blog de Julien Arbez

10/02/2026

Divagations en Drôme et Haute-Loire

La semaine dernière je suis parti retrouver une amie dans la Drôme, à Die. Elle-même faisant un peu de photos, nous avons quitté le Diois pour nous rendre dans les Baronnies, fief des vautours. La route était magnifique, le soleil étincelant dans les gouttes de pluie tombées durant la nuit.

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Quand nous sommes arrivés sur place en fin de matinée, peu d’oiseaux volaient. Mais après une demi-heure d’attente à peine en haut des falaises, les planeurs immenses sont apparus, portas par les vents ascendants.

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Devant nous, souvent près et même parfois très près, les vautours fauves qui n’étaient pas en train de couver sur les nids prenaient de l’altitude et la direction de la montagne.

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Certains volaient avec le plumage encore bien mouillé,

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tandis que d’autres se séchaient encore sur les vires rocheuses des grandes falaises calcaires surplombant la rivière.

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Durant cette journée de février, nous avons eu droit à toutes les saisons ! L’été quand nous arrivâmes, puis l’automne avec sa brise fraiche, et même l’hiver avec une averse de grêle qui a fait revenir tous les oiseaux à l’abri du déluge.

Nous avons nous aussi pris la pluie, la grêle, l’humidité nous a transpercé et est rentrée dans les appareils photo et les objectifs. C’est donc en même temps que les oiseaux que nous avons séché sur les hauteurs de Rémuzat !

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A peine une demi-heure était passée que les premiers oiseaux se renvolaient déjà. Parfois sous le soleil, parfois dans l’ombre, permettant des prises de vues aux ambiances très différentes, tantôt douces et sans contraste,

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Tantôt très contrastées, sous-exposées sur fond noir de la forêt dans l’ombre…

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Nous avons rencontré sur le même site des grands corbeaux, 

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et un vautour moine équipé d’une balise émettrice (que l’on ne voit âs sur cette image). 

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Je me suis offert le soir le privilège de quelques poses longues avec les oiseaux rentrant dormir au perchoir ou au nid, entre la nuit et le coucher du soleil.  J’ai eu énormément de photos à trier, mais j’ai eu énormément de plaisir à voir de si près des oiseaux d’une telle envergure, au regard intimidant, au bec fort, à l’allure de dinosaures. Alors merci Béné.

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Nous avons également profité des montagnes enneigées du Vercors,

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Pour crapahuter sur un sommet du Sud du massif, battu par les vents et les grands corbeaux ! Changement d’ambiance assuré.

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C’est que Madame et Monsieur auraient nous tournaient autour pendant le pique-nique !

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Virtuoses des airs, ils nous ont offert quelques belles pirouettes et scènes de curiosité.

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J’aime décidément beaucoup ces oiseaux charismatiques à la voir rauque qui fait résonner la montagne.

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J’ai terminé mon périple chez d’autres amis, par deux jours sur les paysages granitiques de la Haute-Loire.

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J’ai davantage photographié des détails que des vastes paysages, même si ceux-ci se prêtaient bien au jeu. Flaques d’eau, lichens crustacés,

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Lac gelé et cristaux dans la glace incrustée entre les graviers d’un parking forestier. Le beau est partout ! Souvenons-en nous !

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