Planète Epilobes

Vous avez lassé vos chaussures ? Allez on y retourne ! Le lac est cerné par la tourbière, mieux avoir des chaussures imperméables.

lac embouteilleux

Quelques parcelles accessibles aux tracteurs ont été fauchées la semaine dernière. Les balles rondes attendent leur chargement sur la remorque qui les emmènera à l’abri.

lac embouteilleux

Voilà un renard attiré par l’odeur de foin coupé, synonyme de repas imminent.

renard soir

Là où les engins ne peuvent se rendre, les grands massifs d’épilobes sont plus roses que jamais. Ils ont fini de pousser et consacrent désormais leur énergie à faire éclore leurs fleurs.

lac embouteilleux

Les bourdons dansent de fleurs en fleurs,

bourdon butine

tandis que les araignées attendent patiemment que leur toile se décharge des mille et une gouttelettes de rosée qui les font scintiller dans le soleil du matin.

araignée

Un apollon qui passe par là fait une brève halte sur une scabieuse mielleuse avant de repartir d’un vol léger et aléatoire.

appolon

Plus petit mais beaucoup plus rapide, le moro-sphinx déroule sa trompe en plein vol pour boire le nectar que lui proposent les grands épilobes.

 

moro-sphynx butine

A raison de 75 battements par seconde, ce petit papillon mérite bien son surnom d’oiseau colibri ! Cette très importante cadence est imposée par la petitesse de la surface alaire portante, en regard du poids du corps. Il s’ensuit une dépense énergétique considérable, d’où la nécessité de butinages nourriciers quasi « non-stop » !

moro-sphynx butine

A une dizaine de mètres du chemin, un tarier pâtre est venu se poser sur une hampe florale qui se courbe à peine sous les pattes de l’oiseau. Les insectes sont scrupuleusement suivis du regard, invitant l’oiseau à quelques petits bonds acrobatiques.

tarier pâtre sur épilobes

Sur un buisson épineux guette un autre oiseau au gabait plus important : la pie-grièche écorcheur.

pie-grièche écorcheur jura

La proximité des épilobes est une aubaine, mais le cadrage est difficile. La mise en place d’un affût temporaire est nécessaire pour parvenir à prendre des images intéressantes.

pie-grièche écorcheur jura

D’abord, ce sont des jeunes qui sont venus se poser devant l’affût.

pie-grièche écorcheur jura

Puis le mâle,

pie-grièche écorcheur jura

Et enfin la femelle. C’est un oiseau facile à détecter sur le terrain car, malgré son caractère assez farouche, il n’hésite pas à se montrer en évidence sur un perchoir exposé.

pie-grièche écorcheur jura

Ce grand migrateur ne passe que quatre à cinq mois sur son lieu de nidification. Il ne revient sous nos latitudes qu’au mois de mai et repart dès que les jeunes sont devenus indépendants, sans doute au mois d’août.

pie-grièche écorcheur jura

Son régime est constitué de gros insectes, et parfois de petits vertébrés comme de jeunes campagnols ou des petits lézards qu’elle capture au sol.

pie-grièche écorcheur jura

Vous souvenez-vous des rousserolles que je vous ai présentées dans le dernier article ? Eh bien nous y revoilà, même lieu même heure !

rousserolle verderolle épliobes

Sous diverses conditions météo et de lumière, les ambiances changent et méritent chacune une image !

rousserolle verderolle épliobes

Que ce soit dans nos stars épilobes ou à l’abri des grandes ombellifères qui parsèment les bords du pré fauché, les rousserolles sont difficiles à localiser.

rousserolle verderolle épliobes

Et très difficiles à photographier ! Ce sont des oiseaux assez petits, sans cesse en mouvements, et qui ne se montrent guère aux yeux des curieux.

rousserolle verderolle épliobes

Le plus souvent, leur présence est trahie par les cris répétés et le tremblement des tiges sur lesquelles les insectivores se posent.

rousserolle verderolle épliobes

Combien d’images ratées pour en avoir une de bonne ? Au moins 15 ! Ca y est, j’ai trouvé un nouveau défi !

rousserolle verderolle épliobes

Je vous propose de terminer notre escapade de Juillet dans une autre tourbière, cette fois à la rencontre des vipères péliades. Les dernières sorties n’avaient pas été fructueuses et ça faisait presque deux mois que je n’y avais pas remis les bottes. Mais aujourd’hui le ciel est couvert et l’air est humide. Tout coïncide pour que les belles soient au rendez-vous.

vipère péliade jura tourbière

Et c’est le cas ! En milieu de journée, ce ne sont pas moins de 5 vipères péliades qui se sont montrées sur la rocaille ou dans les herbes hautes. Une journée record pour moi qui ai vu mes premières péliades l’an passé seulement !

vipère péliade jura tourbière

Trêve de commentaires, place aux images pour terminer ce mois de juillet sous le signe de la diversité et de la fascination.

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

vipère péliade jura tourbière

Bon été à tous et n’oubliez pas d’ouvrir les yeux et les oreille. Des surprises nous attendent encore...