La petite dame

A l’occasion de la seconde édition du sylvotrophée, nous étions une dizaine à arpenter des parcelles forestières du Massif du Jura afin d’appréhender les modes de gestion en fonction de critères écologiques, économiques et récréatifs.

futaie jardinée

Le thème cette année étant la « futaie jardinée », nous avons parcouru des espaces riches de diversité et d’ambiances sauvages.

futaie jardinée

Lors de la visite de la dernière parcelle, une habitante peu commune a fait sensation en se montrant du bout de son perchoir : une chouette chevêchette !

chouette chevechette jura automne

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Quelle chance de pouvoir observer cette petite chouette dans de si bonnes conditions ! Pas de lumière directe pour des images douces, une belle proximité, tout était là pour que la rencontre soit mémorable.

chouette chevechette jura automne

Durant une petite heure environ, nous avons pu observer ce minuscule rapace se déplacer d’arbre en arbre, en silence, sous le couvert de grands épicéas et de hêtre centenaires.

chouette chevechette jura automne

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Le bonheur pour moi a été à son paroxysme lorsque la chevêchette s’est branchée sur un if à l’écorce écailleuse. Sur un if ! les baies et les aiguilles de ces arbres étant toxiques pour les animaux domestiques, la plupart ont été abattus au siècle dernier.

chouette chevechette jura automne

Aujourd’hui dans le Jura il en reste très peu, concentrés pour la plupart, comme ici, dans des forêts de pente.

chouette chevechette jura automne

Une chouette rare sur un arbre rare, voilà qui valait bien une série de déclenchements !

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Madame nous a offert des poses dignes d’un mannequin, une petite séance de toilettage, et même la régurgitation d’une pelote de réjection !

chouette chevechette jura automne

Elle a sans conteste été la star de cette édition du sylvotrophée. La preuve irréfutable qu’une forêt gérée avec soin permet le maintien de la biodiversité… et la production de bois à des fins économiques.

chouette chevechette jura automne

Qu’on se le dise !

chouette chevechette jura automne

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Pour terminer ce court article, je vous emmène dans les Ecrins qui nous ont dévoilé quelques-unes de leurs splendeurs au cours d’un séjour de quelques jours.

ecrins

Du col du Galibier au plateau de Damparis, les paysages alpins grandioses se sont succédé au fil des heures et des lumières.

ecrins

ecrins

ecrins

Quelques animaux ont bien voulu se montrer, comme les marmottes et les vautours. Ici, c’est un circaète survolant le col du Lautaret qui est venu chasser un serpent à deux pas de la route en contrebas.

Là, un chardonneret déguisé en fakir qui se laissait porter d’arbres en arbres à la limite de la forêt, au pied du Goléon.

chardonneret élégant

La faune a su rester discrète. Légèrement déçu, je l’en félicite.