Le blog de Julien Arbez
15/01/2026
Hivernales
Quand je guette le tichodrome et que s’en revient l’hiver, chargé de gros flocons duveteux, je me retourne et me gorge du paysage.
.jpg)
.jpg)
Tant pis pour le bel oiseau, le blanc hiver est trop rare pour passer à la trappe.
.jpg)

Je m’émeus autant que je m’amuse, je retiens ma respiration pour éviter les fous de bouger et cherche des fonds sombres pour faire ressortir les flocons.

La neige permet des prises de vues abstraites, comme des peintures teintées de pointillisme. Alors les noisetiers deviennent un univers impalpable, onirique, presque irréel.
.jpg)
.jpg)
.jpg)
Et quand tout s’arrête, quand la chute silencieuse des flocons laisse place au pépiement des mésanges, les traces de chaussures, de doigts et de sabots apparaissent entre les herbes folles et les murs de pierres sèches.
.jpg)
.jpg)



Dans les arbres fruitiers aux abords du village, les merles et les grives litornes venus passer l’hiver dans la montagne jurassienne se gorgent de fruits sous les assauts du vent et des températures difficiles.
.jpg)
.jpg)
Dans un seul arbre, jusqu’à une quinzaine d’oiseaux cabriolent et battent des ailes pour garder l’équilibre à chaque coup de bec dans la chair revigorante des fruits murs.
.jpg)
.jpg)
Si à mon arrivée ils craignaient un peu ma présence, voilà qu’une heure plus tard ils ne se soucient plus du tout de mes mouvements et de l’objectif qui pointe vers eux.
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
Ils passent de fruits en fruits, se houspillent, se volent même parfois dans les plumes, dans un joli brouhaha qui ne prendra fin que lorsque la nuit fera tomber son rideau…
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)